Électrification, CEE et photovoltaïque : le nouveau triptyque de la transition énergétique
Panneaux photovoltaïques en toiture d'un bâtiment industriel

« L’énergie n’est pas seulement un marché. C’est un enjeu de sécurité nationale ». c’est ce qu’a fait savoir Sébastien Lecornu, Premier Ministre, le 10 avril lors de l’annonce du plan d’électrification de la France. Les tensions en Ukraine et au Moyen Orient ont eu pour effet de faire pression sur les prix des énergies fossiles. Cette volatilité des prix impacte les entreprises. Dans ce contexte, l’Hexagone accélère sa transformation énergétique. Au cœur de cette stratégie, trois leviers complémentaires émergent : l’électrification des usages, le renforcement du dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE) et le développement du photovoltaïque. Apex Energies fait le point.

L’électrification, pilier de la souveraineté énergétique

L’électrification des usages constitue aujourd’hui une priorité nationale. L’objectif est clair : substituer progressivement le pétrole et le gaz par une électricité produite majoritairement sur le territoire, afin de réduire la dépendance énergétique de la France. Le gouvernement prévoit ainsi de doubler les soutiens publics à l’électrification, pour atteindre 10 milliards d’euros par an d’ici 2030, contre 5,5 milliards aujourd’hui .

Cette transformation concerne tous les secteurs. Une part importante est laissée à l’industrie. Comme le fait savoir le gouvernement des aides seront mises en place « pour apporter un soutien accru aux pompes à chaleur industrielles dès mai 2026, aux chaudières électriques dès juillet 2026 et aux compresseurs mécaniques vapeurs à partir d’octobre 2026. »

Dans les transports, la trajectoire est tout aussi ambitieuse : deux voitures neuves sur trois qui devront être électriques à horizon 2030. Cette dynamique changera la donne pour les parcs aumotobiles des entreprises et collectivités. Par exemple, des aides allant jusqu’à plus de 100 000 € pourront permettre aux organisations de s’équiper de poids-lourds électriques

Au-delà de l’enjeu climatique, cette stratégie répond à un impératif économique et géopolitique. En substituant 85 TWh de gaz d’ici 2030, soit l’équivalent de 20 % des importations actuelles, la France entend réduire durablement son exposition aux crises énergétiques internationales.

Les CEE, un levier financier réorienté vers l’électrification

Pour accélérer l’électrification, le gouvernement entend s’appuyer sur les certificats d’économies d’énergie (CEE). Créé en 2005, ce dispositif repose sur une obligation imposée aux fournisseurs d’énergie de financer des actions d’efficacité énergétique, selon le principe du pollueur-payeur.

Aujourd’hui, le gouvernement souhaite réorienter plus clairement les CEE vers l’électrification des usages. Une mission a ainsi été lancée pour maximiser leur efficacité et mieux cibler les secteurs les plus dépendants aux énergies fossiles . Cette évolution vise également à renforcer l’implication des acteurs privés et à mieux maîtriser les coûts de gestion dans un contexte budgétaire contraint.

Ce mécanisme est appelé à jouer un rôle encore plus structurant dans les années à venir. Un décret publié en 2025 a déjà relevé de 27 % les obligations d’économies d’énergie sur la période à venir, preuve de l’ambition croissante associée à ce dispositif. En pratique, les CEE permettent de financer des opérations concrètes, comme le remplacement d’équipements thermiques fossiles par des solutions électriques plus performantes.

Toutefois, leur montée en puissance pose également des enjeux de pilotage et de transparence, notamment sur leur impact réel et leur répercussion sur les coûts pour les consommateurs. Leur efficacité dépendra donc de leur capacité à être mieux ciblés et à accompagner prioritairement les usages les plus émetteurs.

Le photovoltaïque, complément indispensable à l’électrification

Si l’électrification accroît mécaniquement la demande en électricité, elle suppose en parallèle une augmentation significative de la production. C’est là que le photovoltaïque joue un rôle clé.

En développant des capacités solaires sur les bâtiments, les parkings ou les fiches industrielles, la France peut produire une électricité locale, décarbonée et compétitive. Pour les entreprises, le photovoltaïque représente également une opportunité économique. Il permet de sécuriser une partie de leur approvisionnement énergétique tout en réduisant leur exposition aux fluctuations des marchés.

C’est sans compter que la réglementation impose désormais à de nombreuses structures la mise en place d’ombrières de parkings du fait de la loi APER. La première échéance étant fixée au 1 juillet 2026 pour les parking de plus de 10 000 m2, les entreprises ont tout intérêt à passer dès aujourd’hui au solaire. 

 

Pour lever les freins à l’investissement, elles peuvent s’appuyer sur le tiers financement, solution proposée par Apex Energies. Un moyen de se mettre en conformité avec la réglementation tout en optimisant la facture d’électricité ! 

 

Etude de cas 

À Cournonterral, la piscine Poséidon a franchi un cap dans sa transition énergétique avec l’accompagnement d’Apex Energies. Son parking accueille désormais 770 m² d’ombrières photovoltaïques, pour une puissance installée de 143 kWc. Composée de 448 panneaux, cette installation génère près de 189 MWh d’électricité chaque année, une production directement consommée sur place par cet équipement particulièrement énergivore. À elle seule, elle couvre environ 25 % des besoins électriques du site. En parallèle, ces ombrières abritent une soixantaine de véhicules, améliorant le confort des usagers tout en optimisant un espace déjà artificialisé, sans emprise foncière supplémentaire.

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